Ce qu'il reste de toi, un jour de Mars, un invisible froid, des souvenirs à trier, ta chaleur sur le sable, des batailles dans la neige, un sentiment coupable, mon âme qui te protège.
Je mets des peurs à m'en remettre, plus que des bruits, des kilomètres, j'égare un peu ce qu'il reste de moi, au milieu de ce qu'il reste de toi, j'égare un peu ce qu'il reste de moi au milieu de ce qu'il reste de toi.
Ce qu'il reste de toi, un regard sur ce pont, un bateau qui s'en va vers un autre horizon, un pauvre jour de pluie, seuls comme des bancs publics, le son de notre ennui aux mauvaises acoustiques.
Ce qu'il reste de toi, une si longue absence qui se moque de moi, une éternelle danse, un début d'utopie, le chaos de ta peau dans l'enfer de mes nuits, le sommeil en morceaux.
Ce qu'il reste de toi, un comment, un pourquoi.
Je me déteste à m'accrocher à ça...et mon coeur reste un peu à toi..
Tu sais que j'ai du mal,
Encore à parler de toi,
Il parait que c'est normal,
Il n'y a pas de règles dans ces jeux là.
Tu sais j'ai la voix qui se serre,
Quand je te croise dans les photos,
Tu sais j'ai le c½ur qui se perd,
C'est comme ça,
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps...
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps...
J'aurais aimé que mon chagrin,
Ne dure qu'un instant.
Et tu sais j'espère au moins,
Que tu m'entends.
C'est dur de briser le silence,
Même dans les cris, même dans la fête,
C'est dur de combattre l'absence,
Et personne ne peut comprendre,
On a chacun sa propre histoire.
On m'a dit qu'il fallait attendre,
Que la peine devienne dérisoir
C'est comme ça.
Je voulais te dire que j'étais fier,
D'avoir été au moins un jour,
Un peu ton amie
Même si la vie a ses détours.
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps...
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps...
J'aurais aimé que mon chagrin,
Ne dure qu'un instant.
Et tu sais j'espère au moins
Que tu m'attends.
PIERRE MONE
22/11/88
27/03/06